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Diabète : la « non-sédentarisation » serait mieux que l’activité physique

Rester moins souvent assis et se déplacer serait plus efficace que d’augmenter son activité physique de manière intensive pour combattre les risques de contracter le diabète de type 2.
Bref, le fait de ne « pas être sédentaire » serait donc un facteur bien plus important que le fait de faire une activité physique intense. Cette conclusion nous provient de l’Université de Leicester.

Prescrire des activités moins sédentaires plutôt que + d’exercice

Ce qu’il ressort de cette étude, c’est que la prescription d’activités moins sédentaires, plutôt que de prescrire davantage d’exercices, devrait être privilégié pour les patients à risque face au diabète de type 2. Les experts suggèrent même que réduire le temps des séances d’activités qui sont souvent prescrites (les réduire de 90 minutes au total par jour) pourrait entraîner des bienfaits importants.

Les grandes lignes de l’étude

Actuellement les patients atteints de ce type de diabète sont, dans certains pays, conviés à se livrer à une activité physique considérée comme « modérée à intense », et cela pendant au moins 150 minutes par semaine.

Mais cette nouvelle étude, publiée dans Diabetologia (journal of the European Association for the Study of Diabetes) suggère que c’est le temps passé à être sédentaire qui est important (principalement le temps assis ou couché).

Les recherches ont été menées par Joseph Henson et ses collègues de plusieurs départements dont le « Diabetes Research Unit » (une division de l’Université de Leicester).

Henson et ses collègues ont analysé le comportement de 153 patients :

  • Issus pour certains du projet « STAND » (une étude sur la sédentarisation et sur le diabète, âge moyen 33 ans et 29 % d’hommes)
  • Et pour d’autres du projet « Walking Away from Diabetes study » (une étude sur la manière de s’éloigne du diabète, âge moyen 64 ans et 65 % d’hommes).

Les constatations

Les chercheurs ont constaté que, pour ces patients présentant des facteurs de risque connus pour le diabète de type 2, les « temps sédentaires » était associé à des conséquences négatives pour le diabète (glycémie et cholestérol en particulier).

En outre, les résultats étaient conformes avec des tranches d’âge divers, prouvant que les conséquences négatives d’un excès de sédentarisation existent dans l’ensemble des tranches d’âges : jeunes comme plus vieux.

Fait intéressant, les moments sédentaire se sont avérés avoir des conséquences plus désastreuses sur le métabolisme (par rapport au diabète de type 2) que la somme de toutes les autres activités physiques pendant une journée.

« Ces études fournissent des preuves préliminaires que le comportement sédentaire peut être un moyen plus efficace de cibler la prévention du diabète de type 2, plutôt que de simplement se concentrer sur les activités physiques » dit Henson.

Il conclut : « cette approche exige un changement de paradigme, afin que les personnes à risque élevé de développer un diabète de type 2 réfléchissent à équilibrer leurs comportements sédentaires face à leur activité physique tout au long de la journée. »

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