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Obésité : la génétique n’est pas une fatalité, selon une étude

L’obésité est-elle une histoire de génétique ou bien de comportements ? Contrairement à beaucoup d’études qui voudraient opposer les deux, il semblerait qu’il s’agisse d’une combinaison des deux, mais que les comportements permettent de contrebalancer un terrain fertile à l’obésité chez les enfants.

Génétique et environnements obésogènes : quelles influences ?

Un éditorial publié dans la revue Jama Pediatrics par des chercheurs de l’Université de Buffalo fait la lumière sur une étude qui montre comment les habitudes de vie d’enfants qui sont génétiquement à risque d’obésité peuvent influencer s’ils deviennent obèses ou pas.

“Le principal résultat de l’étude est que l’influence de la génétique sur l’IMC des enfants dépend de leur environnement à la maison”, déclare le Dr Myles S Faith. “L’étude montre que pour les enfants qui vivent dans des foyers moins “obésogènes” – par exemple, qui avaient plus d’accès aux fruits et légumes et où on regardait moins la télévision – l’importance de l’influence génétique étaient divisée de moitié. Par conséquent, les gènes ne sont pas une fatalité. Des environnements à la maison plus sains peuvent potentiellement contrebalancer les effets de la génétique”.

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Deux fois plus de chances d’hériter de l’IMC de ses parents lorsque l’on vit dans un foyer à haut risque obésogène

Les chercheurs voulaient savoir si l’héritabilité de l’IMC était plus importante chez les enfants vivant dans un environnement à la maison plus obésogène. Pour l’étude ils ont examiné une cohorte de 925 paires de jumeaux et leurs parents. Un score global de risque obésogène était calculé à partir des habitudes alimentaires, de l’activité physique et de la présence des écrans dans le foyer, reflétant des environnement à haut ou bas risque.

Ils ont vu que l’héritabilité de l’IMC des parents à quatre ans pour ceux vivant dans des foyers hautement obésogènes à haut risque était de 86 %, et plus du double de ceux qui vivaient dans des foyers à faible risque (39 %).

Les auteurs notent que les gènes liés à l’obésité sont plus fortement associés avec un IMC élevé dans les foyers fortement obésogènes, et que la prédisposition génétique à l’obésité pourrait être atténuée par l’environnement dès le plus jeune âge.

“La plupart des études sur la génétique se sont positionnées sur “nature contre culture” lorsqu’il s’agissait d’obésité infantile, plutôt que nature et culture marchant ensemble”, a ajouté Faith. “Ces résultats impliquent que les foyers privilégiant une alimentation saine et l’activité physique sur le long terme peuvent contrebalancer la prédisposition génétique des enfants à l’obésité”.

Les habitudes de vie priment sur la génétique

Bien sûr, nous ne sommes pas tous égaux lorsqu’il s’agit de prise de poids. Toutefois, la génétique n’est pas une fatalité et lorsque les habitudes de vie sont adaptées en conséquence, le surpoids et l’obésité peuvent être combattus. Pour savoir comment laisser vos kilos en trop derrière vous de manière durable, contactez l’équipe Pondera.

 

Source : Faith MS, Epstein LH. Healthy Homes and Obesogenic Genes in Young ChildrenRigorous Behavioral Theory and Measurement and the Detection of Gene-Environment Interactions. JAMA Pediatrics. Published online October 01, 2018. doi:10.1001/jamapediatrics.2018.1945